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Rafale : le coût de fonctionnement ou les raisons d'une nouvelle défaite ?

Rafale : le coût de fonctionnement ou les raisons d'une nouvelle défaite ?

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Dassault a raison : le Rafale est un très bel avion. Conçu dès le départ comme un avion multivalent il est aussi bon en Défense aérienne qu'en attaque au sol. Le Typhoon, son concurrent européen initial, a été conçu au départ comme avion de Défense aérienne pur. 

Résultat : son aptitude aux missions air-sol, rattrapée sur le tard, reste médiocre. Quant au Gripen, l'avion suédois  il est arrivé bon dernier au classement des capacités techniques et opérationnelles de l'armée de l'air suisse, loin derrière le Rafale et le Typhoon. Et pourtant il a été choisi par la Suisse et le Brésil. 

Alors comment expliquer les échecs en série du Rafale ? Bien des raisons sont avancées ... souvent pour satisfaire les ego de Dassault. Quand le Rafale perd contre des avions américains on peut supposer que les pressions politiques ont eu un rôle fondamental, mais quand il perd contre un avion suédois l'argument ne tient plus. Quand certains mettent en avant les freins opposés par la France aux transferts de technologie demandés par le pays acheteur on s'aperçoit qu'au Brésil, Dassault lui-même reconnaît que « les transferts de technologie sans restriction et les partenariats scientifiques techniques et industriels demandés par le Brésil faisaient partie des points forts de la proposition du GIE Rafale soutenue par le gouvernement français ». Alors ! Comment comprendre ?

La raison, en période de difficultés budgétaires, est bien sûr le coût. Quel coût ? Le coût d'achat ? Pas sûr ! Même si les détails des négociations commerciales sont inconnus on sait que, poussé par le gouvernement français et par le besoin de pérenniser sa chaîne de production, Dassault a fait des propositions très alléchantes. 

Alors, reste la raison fondamentale dont on parle peu : le coût de fonctionnement. Ce qui coûte le plus cher dans l'entretien d'un avion c'est celui du (ou des) réacteurs. Or, le Gripen n'a qu'un réacteur alors que le Rafale et le F18 américain (autre perdant du marché brésilien) sont tous les deux biréacteurs. Au bout de quelques années pour 36 avions (le marché brésilien) la différence a vite fait de se chiffrer en milliards d'euros. Malheureusement pour Dassault, les Suisses savent compter leurs sous et les Brésiliens aussi. Notons aussi que le Gripen très léger  (13 tonnes contre 23,5 pour le Rafale) vire fort bien à basse altitude et est sans doute mieux adapté à l'appui rapproché que bien des avions plus complexes mais moins « manoeuvrants ».

Une consolation : la France a perdu un marché mais l'Union Européenne en a gagné un (encore que le réacteur du Gripen est américain). Et deux espoirs enfin : l'échec brésilien n'a pas obligatoirement vocation à se renouveler au Qatar ou en Inde. Le premier de ces pays n'a guère de difficultés financières et le deuxième a de vraies menaces à ses frontières.

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