De si gentils parlementaires !

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Pourquoi la télévision s'acharne-t-elle à diffuser chaque semaine des débats houleux qui nuisent à l'image des députés ? Pourquoi ne diffuse-t-elle pas les débats des Commissions « Défense »  du parlement ? Des débats si corrects, entre gens si bien élevés.

Le 26 février, le tout nouveau Chef d'état-major des Armées, le général Philippe de Villiers a été auditionné par les membres des Commissions de la défense de nos assemblées. Du beau monde ! Au cours de son exposé préliminaire le général a rappelé que depuis 2001 l'armée de terre avait déjà perdu 43% de ses effectifs et que d'ici 2019 il y aurait encore 34 000 postes à supprimer dans l'ensemble des Armées. Malgré tout, le nouveau CEMA  a affiché sa volonté de reconnaître la « primauté » de l'opérationnel tout en veillant à l’amélioration de la condition des personnels. Facile !

D'aucuns auraient pu croire que les parlementaires allaient lui demander des précisions sur la manière dont il espérait s'y prendre. Que nenni : rien sur le sujet. Sachant que le Rafale coûte très cher au budget de la Défense militaire et que ce sera pire s'il ne se vend pas à l'Inde ou au Qatar chacun aurait pu s'attendre à une question relative à ce fleuron de Dassault. Eh bien, détrompez-vous : le mot Rafale n'a pas été prononcé pendant toute la séance. En se souvenant que la suppression de la dissuasion nucléaire est proposée par un ancien Premier ministre (Michel Rocard), un ancien ministre de la Défense (Jean-Pierre Chevènement) et par  un général d'armée (Bernard Norlain), en pensant aussi qu'un autre ancien Premier ministre - ayant peut-être encore un bel avenir - (Alain Juppé) et bien d'autres généraux ayant quitté leurs fonctions officielles luttent pour limiter les dépenses liées à la dissuasion nucléaire on pouvait prévoir un déluge de questions sur ce sujet. Or, aussi incroyable que cela puisse sembler, le mot nucléaire n'a pas été articulé par un seul parlementaire.

On aurait pu s'attendre aussi à quelques questions concernant les femmes dans l'armée ou bien sur la disponibilité des matériels. Peut-être aussi sur l'Ukraine. Mais non. Rien. Il n'y a rien. Rien à signaler, rien à enquêter...

Aujourd'hui comme hier les commissions parlementaires de la défense ne font venir que les bons élèves du monde militaro-industriel et ne leur posent aucune question qui puisse les embarrasser !

Commentaires   

 
0 #2 lengaigne 23-05-2014 12:24
qu'il n'y ait aucun personnage qui sache un peu de quoi il s'agit dans cette commission de la défense nationale est purement et simplement ahurissant et je pèse mes mots
merci
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0 #1 lengaigne 23-05-2014 12:22
il est curieux que le général Copel , classiquement Etienne pour les intimes … s'étonne de ce que ces membres de la commission de la défense nationale ne posent aucune question censée ; alors moi je pose la question que personne ne pose: qui compose cette commission, quelle est l'expérience proche ou lointaine dans ce domaine des membres de cette commission?
il y a dans cette commission un cadre d'action sociale, 1 assistant parlementaire, 8 cadres de la fonction publique catégorie "A",1urbaniste, renseignant en activité,9retra ités de l'enseignement, 1secrétaire de mairie, 1membre d'un organismede financement de logement social, 1consultant en gestion,1expert comptable,1sala rié du secteur médical,1ancien assistant parlementaire, 2avocat , 3cadres d'entreprise, 1 consultant en gestion et enfin plusieurs qui n'ont semble t il pas de passé………..
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