Sony rate son rebond et Microsoft s'interroge

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Après avoir annoncé son premier exercice bénéficiaire depuis des années, Sony semblait enfin voir le bout du tunnel et récolter les fruits de sa chasse aux coûts. Las, le groupe ­japonais vient de publier un avertissement sur résultat, revoyant son bénéfice prévisionnel à la baisse de 40 %.

Les énergiques mesures de relance du Premier ministre ­japonais, les fameuses « ­Abenomics », et la baisse du yen face au dollar n’auront pas suffi. C’est encore la division électronique grand public qui tire le groupe vers le fond, les volumes de vente ne parvenant pas à compenser l’érosion des prix de vente des téléviseurs et autres ­appareils photo.

Si la situation financière est bien meilleure chez ­Microsoft, le grand rival de Sony sur le marché des consoles de jeux, l’heure n’est pourtant pas à la sérénité. D’abord, on ne sait toujours pas qui va remplacer ­Steve Ballmer, le PDG démissionnaire. Si le nom de Stephen Elop, le ­patron de Nokia, était sur toutes les lèvres au moment du rachat de la branche téléphonie mobile du constructeur finlandais par le groupe américain, on entend de plus en plus parler d’un possible recrutement d’Alan Mulally, l’actuel PDG de Ford. Lequel, croit-on ­savoir, pourrait travailler avec un adjoint venu des nouvelles technologies. Donc, pourquoi pas, le ­fameux Stephen Elop ?

Les plus sentimentaux imaginent un scénario à la Apple qui ­verrait Bill Gates reprendre les commandes, comme Steve Jobs l’avait fait avant lui. Hypothèse ­balayée par le principal intéressé, apparemment bien plus impliqué dans la fondation caritative qu’il ­dirige avec son épouse Melinda.

Dernière interrogation : Microsoft n’en fait-il pas trop ? C’est l’avis de certains actionnaires, qui rappellent que l’écrasante ­majorité des bénéfices du groupe sont ­générés par deux activités : la vente de logiciels (à la grande époque, au début des années 2000, le groupe réalisait une marge d’environ 80 % sur Windows !) et les services aux entreprises. À quoi bon, dès lors, se ­disperser dans des activités annexes qui, si elles ont eu leur heure de gloire, ne ­rapportent aujourd’hui que des miettes ? La division jeux vidéo, qui lance pour Noël sa nouvelle console XBox One, est directement visée. Et il se dit que la direction du ­groupe n’est pas ­hostile à l’idée d’un spin off, c’est-à-dire de donner son autonomie à cette branche, qui ­deviendrait une société à part, ­indépendante du groupe.


Copyright photo : dalvenjah

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