Iran - La vraie bombe : le tourisme

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Avec ses cités anciennes, ses sites archéologiques, ses mosquées et ses paysages fantastiques, l’Iran est une destination touristique de rêve. À ceci près que depuis la ­Révolution iranienne en 1979, ses merveilles ont été délaissées par les voyageurs. Mais, pour la ­première fois peut-être depuis un léger renouveau du tourisme sous la présidence du ­réformiste ­Mohammad Khatami à la fin des années 1990, stoppé net par l’inscription de l’Iran sur la liste de l’Axe du Mal après le 11 ­septembre 2001, les visiteurs semblent ­retrouver le chemin de Téhéran.

Rien que pour les mois d’août et septembre 2013, au lendemain de l’élection à la présidence du modéré Hassan Rohani, plus d’un million de touristes ont visité l’Iran, soit une augmentation de plus de 35 % par rapport à l’année précédente. 

Et ce n’est qu’un début : « Il faut montrer les richesses culturelles du pays, a déclaré le nouveau ­président. Ce qui permettra de créer des ­emplois, notamment pour les ­jeunes. » D’après les estimations ­données par Mohammad-Ali ­Najafi, directeur de l’Organisation du tourisme et de l’héritage culturel iraniens, le ­tourisme qui jusqu’ici rapportait, bon an mal an, 2 ­milliards de ­dollars, pourrait ­désormais ­atteindre près de 10 ­milliards ­annuellement !

L’Iran est d’ailleurs en train de tout mettre en place afin de faciliter les procédures d’entrée sur le ­territoire. Et bientôt, la plupart des touristes européens n’auront plus besoin de visa. Alors qu’hier encore les agences de voyages locales ne s’adressaient qu’aux Iraniens, ou aux visiteurs venus d’Irak ou du Pakistan – des pèlerins surtout, ­venus se recueillir au sanctuaire de l’Imam Reza à Machhad, haut lieu du chiisme –, elles cherchent aujourd’hui à attirer les tours ­opérateurs étrangers. 

Et cela marche : plus de 70 ­agences touristiques étrangères ont déjà réservé des circuits pour le printemps 2014. Et tant pis si les installations hôtelières sont ­vétustes et peu adaptées ! « Il faut en profiter maintenant, explique Selma, qui dirige une petite agence de voyages à Mayence en Allemagne. Il est encore possible de visiter les ruines de Persépolis ou la ­mosquée de l’Imam à d’Ispahan sans encombres, et de profiter de lieux enchanteurs, presque intouchés. N’oubliez pas que quinze sites en Iran sont inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco ! ­Demain il faudra prendre son tour, faire la queue et se bousculer… »

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