Warning: Unexpected character in input: '\' (ASCII=92) state=1 in /home/gtajeune/www/libraries/gantry/core/utilities/gantryregistry.class.php on line 326

Warning: Unexpected character in input: '\' (ASCII=92) state=1 in /home/gtajeune/www/libraries/gantry/core/utilities/gantryregistry.class.php on line 339
Évasion fiscale - Un ancien d'UBS parle

Évasion fiscale - Un ancien d'UBS parle

Submit to FacebookSubmit to Google BookmarksSubmit to TwitterSubmit to LinkedIn

Depuis 2012, l’Union des ­banques suisses (UBS) fait l’objet d’une enquête judiciaire en France. La justice suspecte ­l’entreprise d’avoir mis en place, dans les années 2000, un système de démarchage organisé de clients français susceptibles d’ouvrir un compte non déclaré en Suisse pour faire échapper au fisc une partie de leur fortune.

Officiellement bien sûr, UBS nie les faits. Mais le témoignage d’un ancien salarié, qui s’est confié aux juges français sous couvert d’anonymat, est accablant. ­Interrogé fin janvier par le ­quotidien Le Parisien, le témoin explique qu’il prenait contact avec les clients potentiels via ses ­collègues d’UBS France. Son récit tient du roman d’espionnage. « Lorsque nous étions envoyés en France, raconte-t-il, rien ne devait permettre d’établir un lien ­quelconque avec UBS. Il fallait donc n’avoir aucun document ­portant le logo de la banque. On nous fournissait un ordinateur vide. Une fois en France, nous ­récupérions les informations ­nécessaires – relevés de comptes, contacts clients, numéros de ­téléphone… – sur une plateforme ultrasécurisée à laquelle nous ne pouvions accéder que pour la ­durée de la visite. Toutes ces ­informations devaient être détruites avant de passer la frontière. »

Une fois le client recruté, deux solutions : « Soit l’argent était déjà caché ailleurs, dans un paradis fiscal par exemple, et le client n’avait qu’à opérer un virement. Soit l’argent avait été déclaré en France et il fallait le sortir en cash. » Dans ce dernier cas, ­certains clients prenaient le risque de transporter billets ou lingots eux-mêmes. Pour les autres, « des conseillers UBS faisaient la mule en transportant eux-mêmes ces sommes de l’autre côté des Alpes. Sac sur le dos, certains empruntaient les pistes de ski. »

Au siège de la banque, on reste ferme : « UBS ne tolère pas ­d’infraction et les sanctionne. En cas d’infraction, UBS les dénoncerait à la justice. » Les juges français ne semblent pas ­convaincus.

Copyright photo : UBS

Ajouter un Commentaire


La Revue

Dossier du mois

La Revue sur FaceBook