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Accord gazier pour Oman et l’Iran

Accord gazier pour Oman et l’Iran

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Le sultan Qabous

En août 2013, le sultan Qabous d’Oman était le premier chef d’État à se rendre à Téhéran pour rencontrer le président iranien nouvellement élu, Hassan Rohani. En mars 2014, ce dernier a rendu la politesse à son voisin, effectuant son premier voyage officiel à Oman.

Voisin de l’Arabie saoudite, le petit sultanat est le seul État du Golfe à entretenir de bonnes ­relations avec l’Iran. Ce qui s’est concrétisé par la signature d’un accord aux termes duquel les deux pays vont financer la construction d’un pipeline de 350 km. Grâce à celui-ci, l’Iran livrera chaque année dix milliards de mètres cubes de gaz à son voisin. Les travaux devraient être achevés en 2017.

Les ressources du sultanat en pétrole et en gaz sont maigres, du moins comparées à celui des autres pays du Golfe, et ne ­suffisent pas à sa consommation. Mais l’accord gazier a d’autres ­motivations, plus politiques. Le sultan Qabous a joué un rôle non négligeable dans la réouverture de discussions constructives sur le nucléaire ­iranien, plaidant la ­cause de ­Téhéran auprès des Américains. Il se dit aussi que le ­président Hassan Rohani compte sur Oman pour tenter d’améliorer ses relations, historiquement ­détestables, avec l’Arabie saoudite.

Parallèlement, l’Iran et Oman sont associés dans un projet plus ambitieux encore : la construction d’un pipeline sous-marin de 1 400 km qui s’étendra jusqu’aux côtes indiennes. Les ministres des Affaires étrangères des trois pays se sont rencontrés le 28 février pour évoquer ce vaste chantier, qui pourrait se substituer à un projet de pipeline terrestre. Ce dernier devait traverser le Pakistan, mais l’Iran et l’Inde doutent de la ­capacité d’Islamabad à financer sa part des travaux et pourraient ­privilégier une solution ­alternative, via Oman. 

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