Développement - Et voilà les PPICS

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La communauté financière n’avait plus vu émerger de nouvel acronyme depuis quelque temps déjà. La Coface, l’organisme français qui apporte sa garantie aux entreprises travaillant avec les pays étrangers, le déplorait puisqu’elle vient de lancer un nouveau nom, constitué comme les précédents des initiales de pays émergents jugés prometteurs : PPICS. Soit Pérou, Philippines, Indonésie, Colombie et Sri Lanka.

L’exercice n’est pas nouveau (voir La Revue n° 33). La Coface assure toutefois que sa sélection repose sur des critères solides : croissance supérieure à 4 % par an, industrie active et diversifiée, dépendance raisonnable aux matières premières, capacités de financement permettant d’écarter le risque d’une bulle de crédit…
La Colombie a saisi l’occasion pour se présenter en leader du groupe, mettant en avant ses 4,8 % de croissance et ses 17 milliards de dollars d’investissements étrangers directs en 2013, ainsi que le lancement officiel, en octobre de la même année, de son processus d’adhésion à l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique, qui réunit les 34 pays les plus riches de la planète).

Ajoutons que, dans sa liste, la Coface a aussi intégré le Kenya, la Tanzanie, la Zambie, le Bangladesh et l’Éthiopie. Des pays jugés très prometteurs eux aussi, mais qui n’ont pas eu l’honneur de voir leur initiale intégrée au nouvel acronyme. Officiellement parce leur situation est moins favorable que celle des cinq autres. Officieusement parce que « PPICSKTZBE » aurait été vraiment trop difficile à prononcer.

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