Anecdotes sur la laïcité

Submit to FacebookSubmit to Google BookmarksSubmit to TwitterSubmit to LinkedIn

J’ai bien aimé l’histoire racontée par Emmanuel Macron au cours de son meeting du 10 décembre à Paris. Il est dans une commune de Moselle très touchée par la fin de la sidérurgie. Dans une école il rencontre une petite fille de 7 ans en CE1. Il lui demande : « Que veux-tu faire plus tard ? » La réponse ne tarde pas : « Je veux être traductrice. » Le fondateur d’En Marche s’étonne un peu « Bravo ! Tu sais déjà ce que tu veux, tu veux voyager, aller dans des pays lointains… » La petite fille ne répond pas clairement, alors sa mère intervient et lui parle en arabe. Alors Emmanuel Macron comprend qu’il avait tout faux dans sa tête : la petite fille ne cherchait pas à voyager elle voulait simplement rapprocher les gens qui vivent à  côté les uns des autres sans se comprendre. 

Bien entendu, sur la toile nombre de commentateurs se sont moqués du pathos de la scène. Ils ont eu tort, à mon avis, le pathos n’exclut pas la vérité : il la renforce. Cosette nageait dans le pathos ; les Misérables n’en existaient pas moins. Terriblement.

Autres anecdotes. Le 9 décembre, l’association Aurore qui organise l’accueil de milliers de sans-abri et de migrants, organise un colloque sur la laïcité. Pas la laïcité au sens philosophique du terme, mais la laïcité telle qu’elle est vécue, au jour le jour, dans les centres de l’organisation. Peut-on, doit-on supprimer le porc des menus ? Peut-on, doit-on interdire la réalisation de crèches ? 

Une actrice de terrain témoigne. Un migrant arrive au Centre et refuse de lui serrer la main car c’est une femme ; une jeune migrante nouvellement arrivée vient lui demander : « Comment puis-je faire exciser ma fille en France ? » Murmures dans la salle. Moi-même, je commence à râler : « Quand même en arrivant en France ils pourraient faire un peu plus d’efforts  pour s’intégrer. » Le témoignage se poursuit. Quelques semaines après son arrivée, le jeune musulman serrait avec plaisir toutes les mains féminines qu’il rencontrait. Quant à la jeune femme en quête d’exciseur – une chrétienne au demeurant - elle est revenue la voir un an plus tard : « Comment puis-je trouver en France un médecin capable de me réparer ? » 

No Comment !

Ajouter un Commentaire


La Revue

Dossier du mois

La Revue sur FaceBook