Sarah et Bibi, un couple bling-bling

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Fleurs : 17 000 euros, ­jardinage : 23 000 euros, et encore 2 900 euros de thés et cafés et 1 200 euros de bougies parfumées. Sans oublier des frais de blanchisserie, de maquillage, de manucure, de coiffeur et même plus de 2 000 euros de crèmes glacées à la vanille et à la ­framboise ! Les frais annuels d’une star du showbiz ? Non la note ­salée révélée par les médias israéliens du Premier ministre ­Benyamin Netanyahou et de son épouse Sarah.

Soit une ardoise de 664 000 euros pour 2012 intégralement payée sur les fonds ­publics ! De quoi déclencher un véritable tollé dans le pays qui ­traverse une grave crise économique et dont les contribuables ont  peine à joindre les deux bouts, écrasés sous taxes et impôts. 

Le quotidien Yediot Aharonot, qui publie un dessin représentant Bibi et Sarah allumant des ­bougies de Hanoukka parfumées, rappelle qu’en avril dernier, pour ­assister aux funérailles de Margaret ­Thatcher, Bibi avait déjà défrayé la chronique en ­dépensant 92 000 euros pour effectuer les cinq heures de vol dans une ­cabine couchette de grand luxe. « Nous sommes loin de l’image de ­modestie et d’austérité d’Israël à ses débuts, regrette la journaliste Avirama Golan. Les écarts entre ­riches et pauvres se sont creusés dans des proportions inquiétantes et les personnes qui ont un travail, n’ont pas de salaire décent. Le Premier ministre exige que ses contribuables loyaux se serrent la ceinture alors que lui-même vit royalement à leurs dépens ! »

Rien de nouveau toutefois : Ehud Barak s’était trouvé lui aussi en son temps sous le feu d’accusations pour un train de vie ­dispendieux. Mais cette fois-ci, Bibi a dépassé les bornes : ce qui a mis le feu aux poudres, c’est la ­publication de ses factures d’eau pour sa villa de ­Césarée qu’il ­n’occupe pourtant que le week-end : 17 000 euros. Soit vingt fois plus que la moyenne du budget des foyers israéliens, alors que le pays souffre d’une pénurie d’eau et que des ­décrets sévères en ­limitent l’utilisation. Bref, la ­goutte d’eau qui fait déborder le vase.

Bibi semble toutefois avoir compris la leçon : ce serait « pour faire des ­économies » qu’il aurait décidé de ne pas se rendre aux funérailles de Nelson Mandela le 9 décembre dernier. Pour Bradley Burston, du ­quotidien Haaretz, Benyamin Netanyahou montre ici sa vraie nature. Israël, « considère qu’un homme comme Nelson Mandela, ou ce sentiment de ­tristesse partagé par le monde ­entier, ne vaut pas le prix d’un billet d’avion »... 

Copyright photo : US embassy 

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