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Moyen-Orient : le rapport des forces

Moyen-Orient : le rapport des forces

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Malgré de timides rapprochements diplomatiques ces derniers mois, les tensions anciennes entre l’Arabie saoudite et l’Iran se sont étendues à l’ensemble du Moyen-Orient. Dans leur guerre par procuration, les deux grandes puissances régionales s’appuient sur les dissensions confessionnelles entre sunnites et chiites. 

 

  • Les deux puissances antagonistes se disputent le Liban depuis longtemps. Le Parlement libanais reste ainsi profondément divisé entre le « bloc du 14 mars », hostile au régime syrien, et sur lequel pèse l’Arabie saoudite, et celui dit « du 8 mars » mené par le Hezbollah, le parti de Dieu financé par l’Iran. 
  • Le gouvernement yéménite accuse régulièrement Téhéran d’ingérence dans ses affaires intérieures, en soutenant la rébellion de groupes chiites dans le Nord du pays. L’Iran, de son côté, dénonce les agressions et les injustices que subissent les chiites yéménites. L’armée saoudienne a dû s’employer à empêcher les incursions des milices chiites sur son territoire et cherche à tout prix à assurer la stabilité politique de son fragile voisin. 

  • À Bahreïn, l’Arabie saoudite supporte à bout de bras le gouvernement sunnite, qui fait face depuis le printemps 2011 à un mouvement de contestation de la population, majoritairement chiite. Le pays est historiquement et géographiquement proche de l’Iran, qui a toujours considéré que cette île lui revenait. Des forces de sécurité saoudiennes ont dû être envoyées à Manama, la capitale, afin de mater la dissidence, et empêcher l’Iran de poser un orteil de ce côté-ci du Golfe Persique.

  • La Syrie est devenue le centre de cette lutte confessionnelle régionale entre sunnites et chiites. L’Iran a toujours refusé de lâcher l’alaouite Bashar al-Assad, alors que l’Arabie saoudite soutient l’Armée syrienne libre (ASL), la branche modérée de l’insurrection. Mais la rébellion syrienne se réduit désormais à des poches de résistance, et la ville embléma-tique de la révolution, Homs, s’est définitivement rendue le 9 mai.

  • Les salafistes de l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL) n’ont, en revanche, pas été délogés du Nord-Est du pays, où ils se sont implantés dans les villes de Raqqa et Deir ez-Zor. 
    L’EIIL, d’origine irakienne, avait vocation à réaliser la jonction des deux « fronts » depuis l’Est syrien. À l’heure où ces lignes sont écrites, l’EIIL est aux portes de Bagdad et contrôle une grande partie du Nord -irakien. Malgré les accusations de Nouri al-Maliki, le Premier ministre irakien, les liens entre l’Arabie saoudite et l’EIIL restent hypothétiques. Le royaume wahhabite a même fait savoir qu’il considérait l’organisation fondamentaliste comme une « menace pour sa sécurité », et la presse saoudienne qualifie l’EIIL de « groupe terroriste ». 

Ce qui ne signifie pas que l’EIIL ne joue pas en partie le jeu de l’Arabie saoudite, qui voit d’un très mauvais œil le renforcement de l’influence iranienne sur tout le nord de son territoire. En prenant des postes des deux côtés de la frontière, l’EIIL a établi une zone qui coupe le croissant chiite en deux.

 

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