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Israël : Le fossé se creuse (encore) avec Washington

Israël : Le fossé se creuse (encore) avec Washington

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Traditionnellement froides, voire tendues, les relations entre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et l’administration Obama se sont encore dégradées depuis le lancement, début juillet, de l’opération militaire « Bordure protectrice » contre les Palestiniens de Gaza.

Choqués par le « Vendredi noir » – le 1er août, voulant récupérer un officier tombé aux mains du Hamas, l’armée israélienne a investi la ville de Rafah, les combats faisant 3 morts dans son camp et 130 chez les Palestiniens –, les Américains ont menacé de réduire leurs livraisons d’armes à Tel-Aviv.

Un propos sans précédent, même s’il n’a à ce jour pas été suivi d’effets. Mais le simple fait que Washington évoque cette éventualité est un signe de tension évident. Jusqu’à présent, la position officielle des États-Unis était immuable : quels que soient les désaccords entre les deux pays, le soutien à Israël restait acquis. La menace d’un allégement de l’aide militaire traduit clairement l’exaspération des Américains, Barack Obama et son secrétaire d’État, John Kerry, en tête.

Depuis son arrivée au pouvoir, en 2009, Benyamin Netanyahou n’a cessé de provoquer l’administration Obama : refus de s’engager sérieusement dans des négociations de paix avec les Palestiniens, critique des discussions sur le nucléaire iranien, soutien au candidat républicain lors de la présidentielle de 2012 et, durant l’été 2013, nomination comme ambassadeur à Washington d’un diplomate clairement hostile au camp démocrate, Ron Dermer.

Lorsque des voix s’élèvent en Israël pour critiquer cette attitude, Netanyahou explique qu’Obama est un faible et un ennemi d’Israël, mais que le pays peut compter sur le soutien indéfectible de ses amis du Congrès, ce qui lui permet de court-circuiter la Maison-Blanche. Calcul risqué : même si le Parti démocrate perd les élections de novembre 2014, Barack Obama a encore plus de deux ans de présidence devant lui, et reste le principal maître de la politique étrangère américaine. S’il décidait vraiment de lâcher Tel-Aviv, les électeurs israéliens ne pardonneraient sans doute pas à leur Premier ministre de leur avoir fait perdre leur meilleur allié.

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