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L'épopée Rosetta

L'épopée Rosetta

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Tous les mois, le général Copel suit les pérégrinations de Rosetta, la sonde européenne qui devrait envoyer, en première mondiale, son laboratoire Philae se poser sur la comète 67P/Tchourioumov-Guerassimenko.

 

 

Été 2014

Lancée en 2004, réveillée en janvier dernier après une longue hibernation pendant son voyage aux confins du système solaire, la sonde Rosetta se rapproche rapidement de « sa » comète qui, elle, se rapproche de plus en plus du Soleil.
La conjonction de ces deux phénomènes a permis à l’Agence spatiale européenne de divulguer, fin mai, les premières photos de la comète Churyumov-Gerasimenko au moment où sa chevelure commence à se former. La sonde n’était alors plus qu’à 2 millions de kilomètres de sa cible (un peu plus de quatre fois la distance Terre-Lune), qui elle-même n’était plus qu’à 610 millions de kilomètres du Soleil (à peu près quatre fois la distance Terre-Soleil).
La chevelure de poussières, longue de 1 500 km, en mesurera plusieurs dizaines de milliers quand elle se sera encore rapprochée du Soleil. Au début d’août, Rosetta sera à l’intérieur du halo lumineux de la chevelure. Et en novembre, elle enverra son module Philae se poser sur la comète pour analyser sa composition et suivre au plus près les conséquences du réchauffement solaire…


Mai 2014  

Comme les lecteurs fidèles de La Revue le savent bien, la sonde Rosetta lancée en 2004 a pour destination une comète nommée 67P/Churyumov-Guerassimenko. Après un long périple à l’intérieur du système solaire lui ayant permis d’être accélérée à trois reprises en passant à proximité de la Terre et de Mars (effet de fronde gravitationnelle), la sonde a été mise en sommeil pendant près de trois ans car elle était trop loin du Soleil pour que ses panneaux solaires lui donnent l’énergie nécessaire à son fonctionnement. Au grand soulagement de ses concepteurs du CNES et d’Airbus Espace, elle s’est réveillée automatiquement le 20 janvier et a transmis son signal à la Terre qui a pu alors en reprendre le contrôle. Depuis, tous les instruments de la sonde et de son module d’atterrissage Philae ont été successivement remis en service et testés.
Au moment de la rédaction de cet article, tous les équipements fonctionnent à la perfection. Fin mars, la caméra Osiris, équipée d’un objectif grand angle et d’un téléobjectif très puissant, a pu prendre une photo 

de sa cible – qui mesure seulement 4 kilomètres de long – malgré un éloignement d’encore près de 4 millions de kilomètres !
Le mois de mai a été consacré à différentes manœuvres de correction de trajectoire et de vitesse pour arriver en août à proximité de la comète et réussir la satellisation de la sonde autour d’elle. Il sera alors possible de photographier le sol en détail (2 centimètres de résolution) pour déterminer le lieu d’atterrissage idéal du module Philae qui, avec ses nombreux instruments scientifiques, devrait se poser en novembre et analyser la composition du sol de 67/P.Au fil des mois la comète se rapprochera du soleil et sa queue se formera sous l’œil attentif de Philae. Fantastique première !



Avril 2014

À partir du numéro de mai, les lecteurs de La Revue seront tenus informés chaque mois des progrès – ou des échecs – de la sonde européenne Rosetta, qui devrait envoyer, en première mondiale, son laboratoire Philae se poser sur la comète 67P/Tchourioumov-Guerassimenko.

Depuis son réveil en janvier, après dix ans de voyage et d’accélérations successives aux confins du système solaire et trois ans d’hibernation, la sonde Rosetta a d’abord pu vérifier que ses panneaux solaires sont en parfait état et fournissent toute l’électricité prévue.

Mais son éloignement du Soleil, sa source d’énergie, était telle en février-mars (près de 700 millions de kilomètres, soit plus de quatre fois la distance de la Terre au Soleil) que l’électricité fournie ne lui permettait pas de faire fonctionner tous ses équipements à la fois.
Chaque équipement a donc été réveillé successivement, puis testé avant d’être recoupé pour être mis en attente. À l’heure où ces lignes seront lues, fin avril, les 11 équipements de Rosetta devraient avoir prouvé leur bon fonctionnement."

La prochaine étape aura lieu le 21 mai avec l’allumage des propulseurs pendant plus de sept heures pour freiner la sonde et lui permettre de se rapprocher doucement de sa cible.
Début juillet, Rosetta devrait se trouver à 50 000 km de la comète 67P et, début août, elle ne sera plus qu’à 150 km.

Elle pourra commencer à chercher le point d’impact idéal tout en se maintenant à une distance lui permettant de limiter les risques de collision avec des poussières de la comète.
L’atterrissage de Philae devrait avoir lieu aux alentours du 11 novembre. Commencera alors la phase la plus palpitante de l’expérience : le film de la naissance de la queue de la comète sous l’effet du rayonnement solaire croissant.


Mars 2014

Depuis le dossier spécial « Espace » de juillet 2012, les lecteurs de La Revue connaissent bien Rosetta, la mission européenne conçue au début des années 1990. 

La sonde a été lancée en mars 2004 et, après avoir parcouru une trajectoire complexe de plusieurs milliards de kilomètres au sein du système solaire, elle a été mise en « hibernation » en juin 2011 alors qu’elle se trouvait à plus de 600 millions de kilomètres du Soleil. Au-delà de cette distance, la puissance disponible est trop faible pour continuer à communiquer avec la Terre. 

Elle a poursuivi sa trajectoire de manière autonome, sans aucun contact avec notre planète pendant trente et un mois, et s’est réactivée le 20 janvier comme prévu. 
Après une période de suspense intense, elle a repris son dialogue avec le centre de contrôle de l’Agence spatiale européenne (ESA), à la grande satisfaction de la communauté scientifique et aussi des concepteurs de la sonde, les ingénieurs d’Astrium (devenu Airbus Espace début 2014).

Lors de son réveil, la sonde se trouvait à plus de 800 millions de kilomètres de la Terre. Rosetta se situait alors à 9 millions de kilomètres de sa cible, la comète Churyumov-Gerasimenko, et elle va continuer à s’en rapprocher. 

Au mois de mai, elle s’en trouvera à près de 200 km et sa vitesse relative sera réduite à quelques centimètres par seconde. En août, au terme de plusieurs mois de manœuvres, elle s’approchera à moins de 2 km du noyau de la comète puis se mettra en orbite autour de celui-ci. 
Elle transmettra alors une cartographie précise de la comète, ce qui permettra à l’équipe scientifique de choisir la zone où le module atterrisseur Philae se posera après s’être détaché de la sonde Rosetta.

Une des difficultés majeures est due à la très faible gravité de la comète. L’atterrisseur Philae devra arriver extrêmement doucement pour ne pas rebondir sur la surface du noyau.

À cet effet, ses trois pieds sont équipés d’absorbeurs de chocs et de raquettes. Au contact du sol, Philae éjectera deux harpons, qui lui permettront de se fixer. Alors il sera possible de commencer à forer le sol pour prélever des échantillons et les analyser. 

La manœuvre d’atterrissage est prévue au mois de novembre 2014. La mission continuera en même temps que la comète se réchauffera en s’approchant du Soleil. 
Sa queue atteindra alors plusieurs centaines de milliers de kilomètres. La sonde Rosetta restera autour de la comète jusqu’à fin 2015. Celle-ci sera alors à son périhélie, le point de sa trajectoire le plus proche de l’astre solaire.

La mission Rosetta contribuera à comprendre l’origine et l’évolution du système solaire et d’évaluer si les comètes ont joué un rôle déterminant dans l’apparition de l’eau et de la vie sur Terre. 
Rosetta sera le premier véhicule spatial à graviter autour d’une comète et à y faire atterrir un robot ; c’est une des missions spatiales les plus ambitieuses jamais réalisées. 

La Revue continuera à informer régulièrement ses lecteurs sur le déroulement des opérations.

 

 

 

 

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