L'aspirine pour guérir le cancer du sein ?

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Et si l’aspirine, l’un des médicaments les plus anodins et parmi les moins chers de nos armoires à pharmacie, se révélait efficace dans la lutte contre le cancer du sein ?

C’est ce que semble prouver une étude remontant à 2010 selon laquelle la probabilité de décès de femmes atteintes d’un cancer du sein diminuerait de 50 % dès lors qu’elle ont pris tout au long de leur vie, régulièrement, la petite pastille blanche. Étude confirmée en 2012 par des résultats d’essais cliniques, mais jamais réellement suivie par un essai randomisé contrôlé (ERC) testant l’efficacité d’une approche thérapeutique chez une population de patients.

Un premier ERC, financé par une association privée anglaise à but non lucratif, serait toutefois actuellement programmé en Grande-Bretagne. Pas de quoi se réjouir cependant : l’essai pourrait bien, faute de moyens, n’être lancé qu’en 2025 ! On s’étonne, devant les résultats spectaculaires de l’étude de 2010, qu’aucun laboratoire ni institut de recherche n’ait depuis souhaité approfondir la question.

La raison est cruellement triviale : quel intérêt pourrait bien trouver l’industrie pharmaceutique à ce médicament vieux comme le monde (Hippocrate parle déjà de l’efficacité de l’écorce de bouleau, dont est dérivé l’acide acétylsalicylique) et dont un traitement annuel coûte moins de 5 euros ? Aucun, certes. Si ce n’est peut-être de sauver la vie de millions de femmes…

 

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