Voiture électrique - Bolloré-Renault : pour l’honneur de la batterie

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Résumé des épisodes précédents. Vincent Bolloré et Renault ont chacun une voiture électrique. Bolloré dispose d’une usine de batteries flambant neuve, en Bretagne.

Mais n’a pas d’unité de production pour sa Bluecar, pas de réseau de distribution. Renault ne manque ni de chaînes d’assemblage, ni de concessionnaires, mais n’a pas réussi à fabriquer les batteries de sa Zoe sur le sol français comme il s’y était engagé : elles viennent de Corée, sous marque LG… 

La solution tombait sous le sens : un accord Renault-Bolloré. Il a été annoncé en toute fin d’été, par un vague communiqué : mise en place de coopérations industrielles et commerciales, étude d’une société commune, blabla, blabla... Mais cet accord annonce enfin de beaux jours pour la voiture électrique.

Renault était dans une impasse, Bolloré aussi. Assemblée à la pièce par Pininfarina, en Italie, sa Bluecar n’a pas convaincu grand-monde hors la mairie de Paris, généreux sponsor d’Autolib’ : à peine plus de 3 000 unités produites en deux ans. ­Bolloré a donc besoin de Renault, autant que Renault de Bolloré. 

Une Zoe (5 portes, 4,08 m) à batteries Bolloré doublée d’une Bluecar de moindre prix (3 portes, 3,65 m), toutes deux assemblées en France et distribuées par le réseau Renault : l’offre est à la fois complémentaire, crédible et viable. Bien sûr, il faudra que les deux parties mettent un mouchoir sur leur ego. Le gouvernement français y veillera, lui qui souhaite ardemment une voiture électrique entièrement « made in France » et a les moyens d’assurer son envol. 

Copyright photo : Lomita

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