Voitures électriques : Les ambitions du Bhoutan

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L’objectif à court ­terme est de remplacer l’ensemble du parc ­automobile du gouvernement par des Nissan Leaf. Tshering Tobgay, Premier ministre du Bhoutan ­depuis juillet 2013 et diplômé de Harvard, a évoqué ce projet lors d’un récent rendez-vous avec Carlos Ghosn, le patron de ­Renault-Nissan.

Ensuite, le but est de faire de Thimphou, la ­capitale du petit royaume ­himalayen coincé entre la Chine et l’Inde, un « labo­ratoire du ­véhicule électrique », où les taxis comme les particuliers auraient tous abandonné l’essence.

Dans le pays, beaucoup ­critiquent un projet gadget. Mais les autorités avancent leurs ­arguments : Thimphou est une ville plutôt  ­petite  – 120 000 habitants  – où les trajets sont courts et souvent effectués à bord de l’un des 3 500 taxis disponibles. De plus, l’électricité y est bon marché grâce aux centrales hydroélectriques du pays, gros producteur et exportateur d’énergie. Hélas, les revenus ainsi générés sont, pour l’heure, entièrement réinvestis dans l’importation de produits ­pétroliers.

Le gouvernement s’est adressé à la plupart des grands constructeurs de véhicules ­électriques dans le monde, y ­compris bien sûr le très luxueux américain ­Tesla, afin d’étudier la ­faisabilité du projet. Elle va aussi exonérer les voitures à batterie de ­l’interdiction d’importation qui pèse sur les véhicules à ­essence. Mais le but est de développer un savoir-faire local: le constructeur Thunder Motors, créé par Tashi Wangchuk, un ­citoyen ­bhoutanais formé à l’université Yale, est déjà sur les rangs.

 

Copyright photo : Christopher Fynn

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